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 Kundera

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MessageSujet: Kundera   Mar 24 Juin 2008 - 0:54

tac, je créé un thread, quand bien même il ne suscitera pas grand chose
comme je pense encore vous tenir la jambe un peu avec Kundera
eo, dans dernière lectance a écrit:
je me replonge dans Milan Kundera

une coupe dans la Tchéquie sous la dictature communiste (purges des intellectuels, etc..)
ou Kundera s'attache à 4 destins qui s'entrecroisent sans parvenir à se rencontrer vraiment.
(ils se méconnaissent, se trompent les uns sur les autres)

récit un peu autobiographique d'un jeune intellectuel exclu du Parti
pour un sarcasme malheureux, jugé dangeureusement subversif.

ils n'avaient pas le sens de l'humour les communistes.

mais une désillusion personnelle & relationnelle avant d'être politique.
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MessageSujet: Re: Kundera   Mar 24 Juin 2008 - 0:57

vala, après la plaisanterie
j'ai lu la vie est ailleurs et la valse aux adieux
toujours Kundera

suit un pavé de divagations post-lectance,
vous pouvez zapper maintenant.

La vie est ailleurs
, ca débute en récit plausible & réaliste
puis très vite, au récit du héros (un poète nommé Jaromil)
s'amalgame des épisodes d'un personnage fantasque & libre
qui "passe d'un songe à un autre songe comme
s'il passait d'une vie à une autre vie"
personnage qui se révèle être le héros d'un roman qu'écrit Jaromil.
puis quand ce perso, Xavier, s'immisce dans la réalité,
pour tour à tour se confondre et s'opposer à Jaromil,
on est contraint de ne plus juste lire une simple fiction,
avec un décor bien planté, une temporalité
& une intrigue vraisemblable, bref un roman traditionnel
pour adopter un autre niveau de lecture
ou l'invraisemblance du récit renvoie finalement beacoup mieux à notre réalité
j'ai adoré ce bouquin

dans la plaisanterie, Kundera montrait la réalité sous plusieurs angles,
à travers un faisceau de regards très différents
qui l'interprétaient chacun à sa façon.
on avait donc, pour un fait, une réalité multiple.

dans La vie est ailleurs, il va beaucoup plus loin.
quitte à truquer complètement son récit, à le discéditer

dans la valse aux adieux, il s'approprie les code du théâtre,
unité de temps, de lieux etc...
tout ca est drolement bien ficelé, et loufoque à la fois,
pas crédible pour un sou et pourtant logique.

il dit de ce livre que c'est celui qu'il a pris le plus de plaisir et le moins de temps à écrire.
perso il ne m'a pas plu.


une chose commune aux 3 romans : la polyphonie.
la pluralité des voix, les personnages qui prennent tout à tour la parole
pour narrer les mêmes faits jettent une lumière nouvelle sur le récit
et montre toujours cette vérité à laquelle Kundera est attaché :
on se trompe, on se gourre sur tout et tout le monde,
nos certitudes sont illusoires, on n'approche jamais, on ne connait jamais vraiment les autres.

dans la vie est ailleurs, Kundera joue le jeu jusqu'au bout
joue comme au théâtre les possibles du récit,
ou il exhibe son pouvoir omnipotent d'écrivain,
rejoue les mêmes scènes ou il fait mourir ou vivre Jaromil à son gré
il intervient en son nom propre, se permettant des digressions énormes
qui ne peuvent que casser le récit
mais du récit on se fout au fond

dsolé, c'est totalement abscons, mais ca m'a fait plaisir de l'écrire.
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