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 LA PORTE : Collaboration littéraire

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MessageSujet: LA PORTE : Collaboration littéraire   Ven 20 Juin 2008 - 13:31

Je note l'idée parceque j'ai peur d'oublier, mais y a pas d'urgence
Ca fonctionne sur le même principe que l'autre.
1ere étape : chaque participant choisit une porte (soit réelle, soit imaginaire) et la décrit de la manière la plus détaillée possible, mais sans émotion, juste l'objet froid et brut, mais très précis(taille, matière, couleur, tous les détails possibles pour qu'on la voit telle qu'elle est)

2 eme étape : on ouvre la porte . Là on rentre dans l'émotion. Cette porte donne sur un passage, un chemin, un couloir que l'on parcourt, où nous sommes assaillis de questions, d'émotions, de sensations de toutes sortes

3 eme étape : c'est encore une porte (portillon , barrière ) décrite de manière moins précise, parceque ce qui compte c'est ce qu'on trouve derrière en l'ouvrant (un cauchemar, un pardis, un marchand de légumes....peu importe)

Et c'est le bout de l'aventure. Chacun part où il veut.. voilà
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David G. Rochette
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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Sam 2 Aoû 2008 - 0:14

Une porte. Du bois clair creusé
d'un large sillon. Des nervures plus petites, plus fines.
Irrégulières et sombres. Il n'y a aucun gond, ni
poignée, juste quelques éclats blanchâtres. La
surface est froide et sèche, lourde et épaisse. Il faut
pousser pour l'ouvrir. C'est une porte qui ne s'ouvrira qu'une fois.
Pour moi.


Je l'ouvre. Un tunnel obstrué.
Je doit creuser et pour la première fois je tremble. J'étends
tout mon corps vers le haut. Les parois sont humides et je crains de
grimper alors que descendre n'est plus possible. De la terre glisse
le long de mon corps. Je n'ai plus la notion du temps. Je continue à
monter, je tremble encore. Je protège mon visage, je ne sais
pas qui m'accueillera, là-haut. Au fond de moi je sais que je
reste attaché à cette porte maintenant ensevelie. Et je
sens que j'approche.


Des rayons filtrent à travers
une fragile porte de terre sèche. La dernière étape.
Le grand saut. Littéralement. J'ai jailli comme jamais et j'ai
toute suite croisé son regard pétillant. Un enfant.
Adorable bouille blonde. Ces portes, c'est lui qui m'a aidé à
les franchir.


J'étais la première
pousse de l'arbre où il vient encore aujourd'hui, des années
plus tard, avec sa propre pousse à lui. Une petite fille qui
l'aide à franchir les portes de la vieillesse, de la vie. Et
retourner à la terre.



=)
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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Lun 25 Aoû 2008 - 1:12

Ma vie est un éternel recommencement. Chaque lendemain sera le même qu'aura été sa veille.

Cette journée d'un travail absurde débute par la traversée d'une porte automatique. Toute d'un verre transparent et sans tache, ceux qui ne savent pas qu'elle existe – et pensent donc que ce carré de deux mètres sur deux n'est occupé par rien d'autre que de l'air - la découvrent alors qu'elle s'ouvre, d'un bruit de néant, sur un impeccable couloir à la moquette blanche. Et c'est alors que l'on voit qu'il y a effectivement une porte – une sorte de mur plutôt, électrique, qui s'ouvre sans qu'on n'ait eu l'intention de l'ouvrir – sans même, parfois, savoir qu'elle est là –, et qui se referme aussi mécaniquement qu'elle s'est ouverte.

Une fois dans le couloir, on réfléchit et, un instant, on se demande pourquoi on ne l'a pas vu – trop propre, trop impeccablement propre, en somme faite d'un verre trop parfaitement plat – puis on l'oublie. On a d'autres choses à faire. D'autres choses auxquelles penser. Je le sais bien ; je me rappelle mes premiers instants dans cette tour d'ivoire et d'argent. Ou plutôt, je crois me le rappeller – mais je me souviens surtout des détails, non pas de ce que j'éprouvai alors. Aujourd'hui, je les remarque encore mais je n'y pense plus. Ai-je une raison ? La raison ici bas semble un luxe dont je n'aie pas été nanti. Ma vie ne me plaît pas et je ne fais rien pour y échapper. D'ailleurs, puis-je y faire quelque chose ? Dans un monde où le temps est une denrée rare et précieuse, on ne perd pas de temps à faire des projets. Ce couloir trop propre est, peut-être, un des seuls endroits où je pense, pour quelques instants – le temps de penser à des envies et pas de penser à les réaliser. Un couloir, métaphore de la vie absurde qui me mène : un début et une fin nets, dans laquelle il ne se passe rien et où il n'y a aucune marque, aucune preuve des gens qui y passent, de ce qu'ils y font. C'est un trou absent, une montagne de rien, comme un néant de l'espace noyé par tous les vides qui l'occupent. Il y a là un zéro prononcé – nul haut, nul bas, mais quelque chose qui ne peut être exprimé que lorsqu'il n'est ni dit, ni pensé.

Et enfin arrive l'endroit où ma partie de vide s'arrête. C'est ma porte. Une porte faite du même verre que celle d'entrée, bien que celle-ci ait une poignée. Et au-delà, qui sait ? La mort s'il y a eu la naissance ; la fin s'il y a eu le début ; le paroxysme s'il y a eu l'abysse ; le délire s'il y a eu la raison ; la liberté s'il y a eu les chaînes. La liberté ! la liberté – qu'est-ce que c'est que cela ? La liberté, enfin ! Cela ne peut être que bien. La liberté que je sens, que j'étreins, que j'embrasse et que j'aime. La liberté, le sens ! une raison profonde est donc ; je la vois, je la regarde, je la contemple. N'y aurait-il pas que du vide ? Au-delà de cette porte, la liberté est, peut-être !... Oui, peut-être. Le contact sans chaleur de la poignée annihile toutes ces pensées.

Plus grandiose fut l'idylle du délire, plus lourde est la chute de la raison. Car ma vie est un éternel recommencement.
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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Mar 26 Aoû 2008 - 16:11

C’est une porte banale. Rectangulaire, de bois vulgaire laqué de beige, un bec de cane chromé.

On y accède par un large couloir au plancher irrégulier, soigneusement ciré. Mais aucun soin ne peut lui apporter la moindre noblesse. C’est un plancher fait d’à peu près.

Cette porte est rarement ouverte, mais elle est cependant souple et silencieuse.

De l’autre côté, le couloir se prolonge vers une autre partie de la maison depuis longtemps inutilisée. Il y fait très sombre, et le plancher cède la place à un ancien carrelage. Sous chaque pas, on sent des débris de plâtre et des amas de poussière.

Peu à peu le regard s’accoutume à la pénombre.

Telles des sentinelles, se dressent contre les murs des statues sévères. Une Jeanne d’Arc douloureusement extatique, un St Georges au visage inexpressif terrassant un dragon noué, une Vierge empaquetée de voiles fossilisés.

Au milieu des statues s’empilent des portraits de religieux, hommes et femmes.

Debout, assis, figés par l’objectif ou la plume du portraitiste, ils arborent la même expression contrainte et grave.

Impossible de franchir le barrage de ces saints regards.

Il y a trop à défier : ces visages morts, et au-delà, l’obscurité froide du couloir.
Alors on tire la porte qui se referme avec un bruit mou.
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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Dim 31 Aoû 2008 - 19:44

Elle est devant moi, la poignée ronde et dorée est à portée de main.
C'est une porte en chêne clair,usée par le temps, l'humidité et les insectes.
C'est une porte à serrure, mais la clé n'y est plus. A la place, un bout de papier obstrue l'orifice comme pour empêcher tout passage d'air.
C'est une porte fragile posée sur un mur de pierres massives et bien taillées.


L'ouverture est difficile, je tourne la poignée mais ne parviens pas à la ramener vers moi. Je met toutes mes forces pour y parvenir, prenant à deux mains cette poignée et tirant de tout mon corps en arrière.
Rien n'y fait. La porte semble aspirée, ventousée sur son support. Je ne me démonte pas et renouvelle mon effort en puisant en moi une rare violence.
Les gonds lâchent.
Je crois tomber à la renverse, écrasé par le poids de cette porte mais c'est elle qui m'entraine de l'autre coté du mur. Aspiré comme on peut l'être lors d'une dépressurisation d'un avion en haute altitude.
En haute altitude, justement, c'est là que je suis. En train de chuter vers le plancher des vaches d'une hauteur telle que je ne parviens pas encore à le voir.
Je ne manque pas d'air, je n'ai même pas froid. Je n'ai étrangement pas peur et je ne vois pas non plus défiler tous les souvenirs de ma courte vie. Je tombe... et je me demande juste quand cela va cesser.
J'aperçois les contours d'un continent, puis d'un pays. Je découvre les reliefs et la végétation. Je me dirige, semble-t-il, vers une ville, une légère brume grisâtre lui servant de couette.
Instinctivement, au moment de la traverser, je bloque ma respiration.
Un quartier se dessine. Je distingue désormais les maisons, les voitures et même les piétons, qui eux, ne se doutent pas de mon arrivée imminente. Dans un jardin, je devine une porte double, en bois, comme on le voit souvent dans les maisons américaines avec une ouverture vers le ciel pour accéder à la cave.
Alors que je ne suis plus qu'à deux mètres de cette porte et que je me vois m'écraser dessus, elle s'ouvre violemment pour offrir, au fond de ses entrailles, son sol cimenté.


Je ferme les yeux.
L'impact est imminent.
Alors que je devine ce que va être la violence du choc, une fraction de seconde, une musique me parvient à l'oreille.

J'ouvre les yeux, je suis dans ma chambre.
C'est lundi, il faut aller bosser.
Parfois le réveil a du bon.

Mais c'est juré, je n'irai plus dans les montagnes russes les dimanches de kermesse...

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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Lun 1 Sep 2008 - 20:48

Cette porte grande, large et vitrée est automatisée.
Elle avale et régurgite sans cesse un flot d'humain avec la même discrétion.

Je traverse son seuil mais tout est flou, mes yeux ne perçoivent plus que des silhouettes. Je dois être dans un couloir puisque, de chaque côté, les murs sont agrémentés de portes. Une lueur pâle en sort de chacune éclairant faiblement ce parcours.

J'avance péniblement.

Je ne perçois que des bruits, des cris même... mais noyés dans un écho qui raisonne dans la tête. Ici ou là, des lueurs rouges varient leur intensité.
Mes yeux sont tellement embrumés que je ne vois pas les gens qui me croisent. J'avance encore, je ne sais pas pourquoi je suis là ou bien je ne le sais plus. Seul, mon cœur qui tambourine jusque dans mes doigts et me martèle le cerveau semble m'indiquer l'émotion de l'instant.
Je distingue au loin un autre sas, la perspective que j'essaye de me faire pour me diriger au mieux étant coupé par ce plan.
Le sons m'oppressent, mon cœur explose, mes jambes flanchent...

Je franchis le sas automatique pour découvrir un autre couloir, aussi long, semble-t-il que le premier. Un vertige me vient et tout se met à tournoyer.
Je sens pourtant une main me secouer vigoureusement la manche et me ramener un peu de lucidité.


  • M. Sparov ...? M. Sparov !
  • Euh... oui? C'est moi...
  • Vos parents vont bien... Après la rapide prise en charge des secours et quelques examens complémentaires, nous les avons placé dans une chambre pour une légère surveillance.
  • Merci... Et pour le motard?
  • Je suis désolé... Il n'a pas eu la même chance.

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MessageSujet: Re: LA PORTE : Collaboration littéraire   Mer 29 Oct 2008 - 23:37

Une porte comme on l'a tous vu. Deux larges pans de verre, qui se séparent automatiquement lorsqu'on s'approche, laissant échapper un petit "pchitt" caractéristique de l'énergie pneumatique utilisée pour les mouvoir. Du verre, froid, dur, transparent. Encadré d'aluminium, brillant, mais tout aussi froid et dur.

Je m'approche, mes pas résonnent sur le sol, et cette porte s'ouvre.
"pchitt" se plaint elle, dans un soupir pneumatique.
Je franchis le pas, et ne vois alors que la lumière aveuglante.
Je sens une chaleur tenue caresser mon visage.
J'entends l'écho feutré du vent murmurer à mon oreille.
En cet instant, le temps s'arrête, tout se fige, je crois que mon coeur lui même s'arrête de battre.
J'oublie où je suis, où je vais. Je respire à plein poumon, les yeux mi-clos.
Et c'est tout.
Puis je les ouvre, mes yeux s'habituant peu à peu à la lumière.
C'est un couloir, d'un blanc immaculé. On ne distingue pas précisément d'où vient la lumière, c'est comme si tout le plafond était lumineux.

Il y a une autre porte au bout du couloir. Une simple pour en bois, avec une poignée ronde. Bien que ce couloir baigne dans la lumière, des raies de lumière s'échappent à travers les planches de cette porte, encore plus vive que celle ambiante.
Plus je m'approche de cette porte, plus je sens une douce chaleur m'envahir.

J'ouvre cette porte. Enfin. Il m'aura fallut 26 ans pour la franchir, pour la trouver, pour comprendre les mécanismes délicats m'en séparant.
La lumière me transperce de toute part. La chaleur envahit mon âme. Le monde entier chante, et je chante avec lui. Elle est là. Je l'ai enfin trouvé. Nous nous sommes enfin trouvés.

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