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 Critique d'album.

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Il a du mal avec les cons.
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Lun 2 Avr 2007 - 15:40

Je ne peux que tu conseiller de te jeter à bras raccourcis dessus, parce que des références...
Ben j'en vois pas :)
Très très vaguement In Slaughter Natives mais vu que c'est bien plus underground, c'est pas vraiment une référence. A la rigueur, on pourrait penser au mouvement ethno dance, mais sans la dance, et à la sauce FSOL...
Je vois vraiment aucune réréfence valable...
M'enfin je le conseille plus que tout cet album. Quand je le réécoute et ça arrive très souvent, je continue à découvrir des choses. Et ça, ça trompe pas comme signe du chef d'oeuvre :)
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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Lun 2 Avr 2007 - 17:46

je dirais que ça ressemblerait à du In the Nursery mais avec une bonne dose de LSD-cocaïne en plus et les voix en moins... (après une succincte écoute)
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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Jeu 12 Avr 2007 - 12:22

Autour de Lucie - "Immobile" (1997) ... c'est pas jeune.






Du rock français, mon Dieu ! J'entends déjà des cris d'horreur coincés entre deux couloirs... et là on pense tout de suite à des groupes déjà mythico-miteux tels que Kyo, Kinito dont la beauté et l'originalité des compos n'ont peut-être d'égal finalement que le vide interdiséral qui peuplent les rimes des "paroles" qui y sont associées... ou alors on pense à un éventuel clone avorté et impossible de la bande à Cantat. Ici bien que jamais brutal c'est pas le "nian-nian style" non plus. Bon, Autour de Lucie est un peu à la manière d'Iron Maiden (!!) une sorte de marque déposée plus qu'un groupe puisque l'ensemble n'a jamais été vraiment stable, les musiciens entrant et sortant dans les divers projets à un rythme fulgurant. La moelle, l'esprit du groupe tourne essentiellement "autour de"... Valérie. Oui, la chanteuse ne s'appelle pas Lucie, désolé. Donc, cette Valérie - on lui en voudra pas de s'appeler comme ça - a tout du fameux "charme à la française", un petit filet de voix tout doux, une langueur monotone dans le chant à nous émoustiller un Verlaine, une sorte de force tranquille, vaporeuse, qui n'est pas sans rappeler Françoise Hardy par exemple. Il y a donc quelque chose d'élégant dans la musique d'Autour de Lucie, une sensation de bien-être qui traverse les oreilles, un bonbon sonore légèrement acidulé.

"Immobile" est le deuxième album du groupe après un premier ("L'echappée belle") déjà très convaincant, plus acoustique, moins risqué aussi. "Immobile" a ce bon goût d'hésiter entre rock et pop sans jamais vraiment être pop-rock... c'est dire l'exploit. De la musique pas faite pour les radios mais audible par tous. Une sorte de petite démocratie souterraine, bref du bon rock indé. C'est donc une ribambelle de bons titres qui se déplie peu à peu, comme on étend ses bras juste après le réveil qui suit la bonne nuit sereine.

"Selon l'humeur" ouvre l'album en forme de message très court, un brin cryptique sur l'hésitation à vivre parmi les autres ; le tout sur un fond semi-expérimental qui mélange chant parlé et chant plus conventionnel... la chanson "Immobile" - qui donne son nom à l'album - renferme là encore comme une tension sereine, un moment perdu qui magnifie la nonchalence, qui rappelle qu'après tout il est important de prendre son temps à vivre plutôt qu'essayer constamment de vivoter très vite... "La vérité" est un morceau d'apparence sinueuse telle une couleuvre silencieuse, et progresse encore sous le schéma de la rage rentrée. Le texte nous invitant une fois de plus à trouver dans la transgression coupable une forme d'attitude zen puisque l'on nous répète que "nous aimons ceux qui nous mentent si cela nous chante, même si cela nous gêne" ; plus tard "Les promesses" loin d'être la recherche convenue de besoins introspectifs sur ce qu'on "aurait pu" ou "dû faire" s'évertue à rappeler le plus simplement du monde que notre imperfection nous rend plus bellement humain dans notre "légèreté". Puis il est des morceaux qui jouent encore plus sur les images, là où la voix rassurante de Valérie Leuliot se mue en voix-off du film qu'on s'invente en écoutant les mélodies accrocheuses de "Sur tes pas" ou "Je vous ai tué ce matin".

"Immobile", en conclusion, loin d'excuser les petits travers qui laissent des traces sur nos consciences, révèle de manière subtile, élégante et dynamique notre duplicité intérieure... cet "Autre nous" qui n'est qu'un "faux frère" et qu'il faut apprendre à aimer. Tout cela dans un magnifique écrin fabriqué par les rythmiques souvents acoustiques et ornements électriques d'une bande de musiciens talentueux...

Et après tout : vive la France... c'est à la mode et comme je suis démago...


1. Selon l'Humeur ► Ecouter
2. Immobile
3. Qu'Avons-Nous Fait ?
4. Chanson Sans Issue (Ne Vois-Tu Pas ?) ► Ecouter
5. La Vérité (sur ceux qui nous mentent)
6. Sur Tes Pas
7. Sagrada Familia
8. L'Eau Qui Dort
9. L'Autre Nous
10. Les Promesses
11. Je Vous Ai Tué Ce Matin
12. Atomium
13. La 2ème Chance



8.5/10 je dirais.

http://www.amazon.fr/Immobile-Autour-Lucie/dp/B000024EL3/ref=sr_1_4/402-6459280-1191369?ie=UTF8&s=music&qid=1176373107&sr=8-4

Valérie Leulliot continue seule, elle a sorti récemment son premier album intitulé "Caldeira"

http://www.valerieleulliot.com/
http://www.myspace.com/valerieleulliot
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Mar 1 Mai 2007 - 10:55

C'est pas mal, j'aime bien la cohérence de l'ambiance, mais j'ai beaucoup de mal avec ce genre de voix hélas :(

Bon alors moi j'ai fait la chronique d'un album assez spécial, je pense que le texte peut choquer (enfin pas ma faute hein ^^) et la musique ne plaira pas à tout le monde, mais sincèrement, je pense que c'est ma meilleure chronique et aussi un des meilleurs albums qu'il ne m'ait été donné d'écouter.

FEINDFLUG
version vier




Genre : Meurtre sonore

Tracklist :
1 - Intro
2 - Feindflug
3 - Alptraum
4 - Machtwechsel
5 - Leitbild
6 - Lagerhaft
7 - Groessenwahn
8 - Foltersequenz
9 - Stukas Im Visier
10 - Gestaendnis
11 - Kahle Bedrohung
12 - Vergeltung


Une intro bien banale, me disais-je.
Rien de bien extraordinaire sur la première piste.
Et poum, sans prévenir, l’intro se termine pour embrayer sur un discours d’Hitler.

C’est en effet monnaie courante chez Feindflug de commencer leurs musiques par des extraits de voix aussi diverses que variées… Pour la première vraie musique, il semblait important à Banane et Félix de frapper fort, ça surprend en effet…

La musique de Feindflug se rattache au mouvement agrotech, ou hellektro, avec une part d’originalité très grande malgré tout, due majoritairement à des influences noise. Voilà pour la classification, maintenant, à quoi correspond ce charabia ?
Eh bien Feindflug officie dans un genre qui, sans en délaisser pour autant les ambiances et mélodies, a une furieuse tendance au dans-ta-gueule. Les rythmes s’articulent souvent autour de basses assez lourdes et saccadées, de petites cymbales discrètes qui structurent un peu le tout, et, surtout, de gros bruits saturés, parfois de samples comme des bruits de bottes dans Alptraum. L’exemple le plus probant et frappant (c’est le mot) du rythme « à la feindflug » est à mon sens Foltersequenz. Cette musique, pour moi le fleuron de l’album, concentre toute la violence de feindflug.

Car oui, en dépit de leurs noms ridicules, DJ Félix et DJ Banane sont des grosses brutes électroniques.
Sans tomber dans le bruit pur à la Merzbow, la musique de feindflug est suffisamment thrash pour décoller le papier-peint, et les petites mélodies où sons mélodieux qui font leur apparitions ici là ne font que renforcer l’ambiance générale : martiale, froid, inhumaine. Les musiques tombent comme des couperets d’exécution capitale. Pas de quartier, certaines peuvent avoir une connotation « club » de par leur rythme répétitif laissant transparaître un certain groove, mais aucune ne laisse l’ambiance métallique retomber.
Ambiance soutenue par des merveilles comme l’insoutenable Foltersequenz ou l’exaltante Leitbild. Cette dernière musique base sa structure sur deux notes montantes placées en fin de mesure qui donnent à l’ensemble une cohérence inhumaine et renforcent l’implacable violence d’un groupe à l’idéologie si marquée.

Abordons un point délicat, Félix et Banane (bon sang mais quels noms ridicules) le clament haut et fort, ils ne sont en aucun cas nazis, ils s’intéressent juste aux problèmes et concepts qu’apportent des domaines tels que le troisième reich, les dictatures, les camps de concentration, la violence physique, la domination, la torture, l’exemple et la peine de mort. Et avec ça ma petite dame – ce sera tout merci, c’est déjà bien suffisant.
Les braves bourreaux électroniques ont beau aller jusqu’à rattacher leur musique à rien de plus qu’un « sex, drugs and rock’n’roll » poussé à l’extrême, on ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est bien le genre de musique à passer à un co-loques de fafs. Mais laissons-là la digression idéologique.

La musique de feindflug n’est pas à prendre avec des pincettes, certaines tracks peuvent paraître complètement obtuses à la première écoute. Première écoute parfois difficile notamment pour l’innommable Foltersequenz. Oui, j’y reviens souvent, mais c’est selon moi LA pièce de l’album. Du haut de ses 10 minutes, elle assène à l’auditeur une véritable « séance de torture » (titre éloquent s’il en est), incontournable manifeste d’une violence froidement implacable et gratuite.
L’album s’achève sur une outro ambiance « blitzkrieg », en fait 2 minutes de bruits d’explosions, de bombardements, de hurlements d’agonies et de séparations de membres (phénomène occasionnant rarement la béatitude des deux parties concernées comme on l’entends), où les ordres sont recouverts par les cris des mutilés. Une libération en fait, presque rassurante étrangement : quand bien même il s’agit d’une horreur à écouter, il apparaît comme rassurant d’entendre des humains émettre autre chose que des discours inquiétants (quoique incompréhensibles pour un non-germanophone frustré) et que des machines émettre des bruits inquiétants et belliqueux. En fait, l’outro apporte un sentiment de froid et chaud : après l’acier glacé crissant, la viande grille sur les flammes chaudes.

Vous l’aurez compris, Vierte Version n’est pas un album tendre. C’est un monument de violence électronique absolument incontournable auquel je ne vois pas grand-chose à reprocher. Ou peut-être, à l’avenir, éviter les mélodies, pour ne composer plus que des machines de guerres comme Foltersequenz…

Indispensablissime.

Note : 9.5/10

A écouter en priorité :
8 – Foltersequenz
2 – Feindflug
5 – Leitbild
9 – Stukas Im Visier

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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Sam 4 Aoû 2007 - 22:09

Up nom de dieu !

Alcest – Souvenirs D’un Autre Monde



Genre : Rock/post rock/black métal/folk/je sais pas.

Tracklist :
1. Printemps Emeraude
2. Souvenirs d'un Autre Monde
3. Les Iris
4. Ciel Errant
5. Sur l'Autre Rive je t'Attendrai
6. Tir Nan Og


Alcest est le projet solo du guitariste Neige, officiant dans les bien-nommés Peste Noire. On connaît bien le commando ex-fascisant désormais satanistes distingués et mordus de moyen-âge, reclus militants et misanthropes avertis pour son Black Métal enragé et malsain, mais l’on connaît un peu moins Neige…
Sur l’impulsion d’un ami (américain, comme quoi), j’ai posé mon oreille dubitative sur cet album.

Après des premières mesures dans le style Black Métal dépressif, une espèce d’ambiance gluante mais tranquille, une atmosphère qui rappellerait une tombe encore fleurie à l’automne s’est installée. Aidée en cela par des bruits inhabituels dans le black métal, à savoir des cris d’enfants jouant dans une lointaine cour de récrée… Dans quoi ai-je mis les pieds.
Après un break, le gars Neige se met à chanter. Et là, un gros coup de pied dans les burnes. Impossible de parler de black métal, même dépressif, après ça. En effet, le bon gars du Vaucluse (si bien que je n’ai pas compris un traître mot de ce qu’il chante, au début) chante d’une belle voix claire, un peu couverte par les autres instruments, mais bien présente, éthérée et dans le ton.

J’ai été très surpris par ce chant, mais très vite la surprise a laissé la place au plaisir, parce que la musique d’Alcest joue sur des ambiances presque joyeuses… Presque.
Au fil de l’album, on comprend que cette joie est un doux rêve, mort et enterré, que l’on se plaît à raviver dans la mélancolie.
C’est là le maître mot de l’album. Mélancolie, nostalgie, le « spleen » de Baudelaire (qui a fait une si forte impression sur Peste Noire et donc sur Neige) et la langueur.
A travers des accords mineurs comme majeurs, une immense tristesse transparaît. On ne sait plus à quoi se raccrocher dès la deuxième musique, sorte de voyage plus rock que métal, inclassable errance. La troisième nous remet un peu sur la voie BM jusqu’à ce que le chant, une fois encore, déroute et emporte l’esprit loin, loin… C’est pour cette raison que je n’ai pas classé cet album dans le Black Métal.

Beaucoup des paroles (quand on entrave l’assent bien entendu) traitent d’une sorte de transcendance de l’enfant, une innocente pureté entachée de savoir « éternel »… On parle aussi souvent de fuite vers Tír na nÓg, l’île merveilleuse faite de lumière et de joie où personne ne vieillit ou meurt… Cette idée semble enfantine et cliché, mais il faut se rappeler que tous ces mythes de pays merveilleux se rapportent tous à celui de Tír na nÓg, qui date du Moyen-Âge et probablement même d’avant.
Parfois, les paroles évoquent un mal du pays, un pays situé trop loin dans le temps et/ou l’espace pour être atteint, une nostalgie que l’on ne pourrait pas apaiser. Une sorte de tristesse cristallisée infinie mais résignée. On se prend à se sentir d’ailleurs, comme déraciné dans un monde sans couleurs…

Techniquement, la batterie est assez sage, quelques plans un peu plus rapides mais ce n’est vraiment pas ici la finalité. Les guitares sont souvent saturées, et rappellent le BM. Mais il y a aussi beaucoup de guitare acoustique qui renforcent les mélodies et ambiances. Mélodies très travaillées et, bordel de merde, superbes. Enfantines mais sages, profondes…

Le disque se conclu sur une piste acoustique épique, qui complète à merveille les ambiances précédentes, plus enjouée mais aussi plus lointaine…

Au final, c’est une très grande surprise, une réussite inclassable et un album d’une très grande force. Ne plaira peut-être pas aux métalleux les plus endurcis, mais à mon humble petit avis, c’est se tromper soi-même que de mépriser cet album. Très très accessible, cet album plaira à tous, à certains moins, à d’autres énormément. Personnellement, j’en suis amoureux.

Note : 10/10

A écouter en priorité (si vous avez VRAIMENT pas le temps de tout écouter) :
2. Souvenirs d'un Autre Monde
5. Sur l'Autre Rive Je t'Attendrai
6. Les Iris



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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 10:32

Très bon morceau que celui vers lequel le lien pointe.

Plusieurs remarques

1 : mon cher Pins, tu es comme moi, tu écris des pavés ; moi, j'ai tout lu parce que lire des pavés j'adore. Mais tu vas décourager pas mal de monde puisque plusieurs fois on m'a fait la remarque qu'écrire des pavés ne donnaient pas envie de les lire (ça fait mal à la tête). C'est pourquoi par la suite j'ai écrit des avis plus secs, ce à quoi on m'a dit "p'tain nuance un peu tes propos, merde !" Donc, tu dois être comme moi dans cette quadrature du cercle qui fait qu'il faille avoir des propos d'une grande nuance et profondeur mais en 3 mots... :D En somme, j'ai peur d'être le seul (avec un autre alien peut-être) à avoir tout lu in extenso.

2 : bonne critique, ta meilleure à mon sens, puisqu'elle donne vraiment un avant-goût de ce que l'on pourra entendre. Je m'imaginais exactement ce genre d'ambiance avant de cliquer sur le lien. En fait c'est un peu la musique à la mode, je dirai que c'est un mix de recettes des années 90 mis au goût du jour : un côté un brin postmetal, un soupçon de "shoegaze" (musique trainante, éthérée, aérienne avec des voix de zombies) et ce qu'ilfaut comme pathos dépressif. Proche des ambiances du label "Projekt" (que tu connais je suppose) ► http://www.projekt.com/ voire de certains trucs de chez Neurot.
On dirait du "Slowdive" sur le titre que tu proposes. Une bonne surprise pour moi, j'espère que le reste de l'album est du même tonneau.

3 : quel dommage que tu nous aies dit que ce mec est issu d'une ex groupe fascisant... je t'avoue que ça gâche mon plaisir. De plus si Peste Noire se réclamait de Baudelaire, il doit y avoir une erreur de lecture...

Merci beaucoup pour cette découverte.
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Jacob
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 10:58

Ouaip, ben j'ai tout lu aussi. Même que chuis en train d'écouter.
N'a un p'tit truc qui me chagrine...
La voix... je la trouve bien trop en retrait. Dommage. Il se cache derière la musique ?

Pis en 1e écoute, la batterie est p'têt un poil repetitive.

M'enfin, ca c'est l'avis du Jacob qu'a pas pris le p'tit déj encore...
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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 11:21

Jacob a écrit:

La voix... je la trouve bien trop en retrait.

C'est le genre qui veut ça, c'est une musique aérienne, éthérée qui veut que tous les éléments se mélangent par couches juxtaposées, la voix étant l'égale des autres couches... quand on est habitué à écouter des trucs avec un gros son, ça déroute parfois... ça m'a fait ça quand venant du milieu métal (je veux dire que j'écoutais que ça à une époque), je me suis mis à écouter d'autres trucs.
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K4
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 12:57

Pas besoin de critique pour moi, quand Jacob regardait Machine Head, j'ai planqué le seul disque Alcest tout au fond des stocks pour pouvoir le reprendre [l'espoire fait vivre ^^].
Et moi je suis pour les pavés, ce n'est pas en s'abaissant à la flemme des forumeurs que la culture va se développer ici, je la jouerais plus à la journaliste, c'est à dire, titre, sous-titre, légende d'une photo inédite, enfin des trucs bien connus pour donner l'envie de lire. Le mieux restant un paragraphe synthèse bien conventionnel à la fin de la critique...
Ta méthode ressemble trop à une camisole pour moi, petit pierre-o...
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 15:08

Alors :)
Déjà merci à ceux qui ont lu en entier, en fait si elles peuvent paraître longues c'est que je les fait pour un forum de métal où je suis co-admin, et où l'on aime bien les détails :D
Pour ce qui est de l'élevage de Neige dans l'écurie Peste Noire, il ne faut pas oublier que leurs délires néo nazis ont dû être commis vers l'âge de 16-17 ans sinon moins pour certains, ils ont violemment rejeté tout ça juste après leur première démo, pour se consacrer aux "symboliques du mal, au satanisme raffiné et aux poètes 'maudits'" :D
D'où leurs derniers albums, "Folkfuck Follie" etc.
Mais Neige lui y officie comme guitariste seulement; il est dans les divers projets solo (alcest, celestia, mortifera) beaucoup plus tournés vers d'autres domaines, l'enfance, le rêve, la mélancolie... Un doux rêveurs plus qu'un facho décérébré.

La batterie répétitive est due notamment aux racines black metal, ya même quelques blasts par moment, mais très lents. D'ailleurs, c'est amusant de voir qu'ils ne sont plus du tout dans leur fonction défouloir comme dans le métal piour, mais plutôt dans une sorte de jubilation, on imagine les souvenirs qui prennent le dessus, le type qui lève la tête et quà les yeux qui brillent, enfin bon ^^.

Citation :
On dirait du "Slowdive" sur le titre que tu proposes. Une bonne surprise pour moi, j'espère que le reste de l'album est du même tonneau.

Ouaip, l'ensemble de l'album est dans la même veine, exceptée Tir Nan Og qui est entièrement accoustique, mais bon, c'est une sorte de conclusion.

Citation :
des propos d'une grande nuance et profondeur mais en 3 mots...

Vous pouvez écouter Alcest :D
4, ça va ? :D
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Jacob
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 15:13

Pins a écrit:
Déjà merci à ceux qui ont lu en entier, en fait si elles peuvent paraître longues c'est que je les fait pour un forum de métal où je suis co-admin, et où l'on aime bien les détails.
Ici aussi.
Tant que ca reste "aéré" (retours à la ligne, tout ça...).
Pas pasque je réponds pas à chaque "tartine" que je les lis pas. Ca dépend du sujet, plus que de la longueur de l'article en fait...
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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 5 Aoû 2007 - 20:37

K4, tu sais chacun fait comme il veut... il y en a qui aiment lire, d'autres pas ; je vais pas me mettre à faire des critiques style "Télé 7 Jours" parce que c'est plus simple à lire ou quoi ou qu'est-ce... !!

C'est comme dire qu'un livre est plus intéressant parce qu'il y a des images dedans, ce qui, te connaissant, te "révolterait" comme argument, n'est-il pas... Moi je lis vos avis sur les livres, je vous demande pas de mettre une quatrième de couv', un extrait d'interview et l'illus de couverture du bouquin...

De plus, s'il y a quelqu'un qui se casse les pieds à essayer de faire le choses bien au-délà du "P'tain, le dernier Korn c'est une tuerie avec un p'tain de son qui déchire grave" et une photo de Davies avec ses cheveux gras et bien j'ai envie de le lire. Question de génération, de passion etc... avec Pins on pourrait écrire des pages entières sur un seul morceau, on se restreint... :D
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 2 Sep 2007 - 19:46

It-Clings vs. Pneumatic Detach – The All Too Logical Descent Into Madness



Genre : Indus/EBM/”spoken-wordcore”

Tracklist :
1. Necessary Evil
2. Important Stuff
3. I Get Ready For Sleep And Tomorrow I Wake Up And Everything Is The Same
4. Fantastic Ass
5. Public Space
6. Maybe These Wounds Won't Heal Anymore
7. How Terrible It All Is
8. Spoons
9. Rats And Purpose
10. Drinking And Mutilated Genitalia
11. Murder & Fucking
12. I React Poorly To The Way My Head Warps Reality
13. Is It Wrong For Me To Hate Her
14. End


A la première écoute de cet album, j’ai été tellement décontenancé qu’à vrai dire, je l’ai abandonné pour me consacrer à d’autres travaux plus « classiques » de Pneumatic Detach. J’y suis revenu plus tard, pour l’écouter d’une traite, sans pause. Quelle claque.

Tout d’abord, petites remarques sur les protagonistes. Pneumatic Detach est un artiste de Powernoise/industriel, dans une lignée Feindflundesque teintée de Tamtrum aphone.
It-Clings, alias “Rock’n’Roll Super God”, d’après mes pitoyables recherches et leurs résultats médiocres, est ici présent en tant que musicien de « spoken-wordcore ». En quoi consiste ce néologisme ? Eh bien It-Clings parle. Il ne rap pas, il ne chante pas, il cause.

De façon complètement arythmique, plus ou moins au gré de la base instrumentale de Pneumatic Detach et de ses envies, It-Clings débite de longs discours. Pas d’une voix monotone, ni vraiment naturelle.
Pour peu d’avoir un minimum de connaissances en anglais, on constate assez vite qu’une partie vocale n’a pas besoin d’être obligatoirement hurlée pour être violente. Si déjà, le ton est incroyablement authentique et torturé, les paroles le sont encore plus. Plongés dans l’introspection comme dans le mépris des rapports humains, les apocalyptiques discours d’It-Clings, hachés, parfois répétitifs, parfois vulgaires, respirent toujours la folie et l’on imagine aisément ces paroles comme étant les pensées troublée d’une personne en proie au doute, les pensées inexprimables exprimées, avec des pics de violence quasi-insoutenable, où la voix glisse imperceptiblement vers des cris. Ces cris, justement, ne sont pas des cris travaillés et « volontaires », ce sont les vrais cris du doute et de la haine (How Terrible It All Is, incroyable final). Très impressionnante partie vocale, et dans ce contexte, infiniment plus authentique dans la violence et la torture que très souvent.

La musique n’est absolument pas en reste. Elle accompagne les discours désespérés à merveille… Accompagne, ou conditionne ?
Au final, on ne sait plus si le trouble vient des rythmes décharnés ou des paroles cruelles… A noter la musique « Spoons », aux atroces textes et à la musique froide et animale.

Les instrumentales de Pneumatic Detach sont toujours des merveilles d’industriel, à bases de savantes saturations, de basses lourdes et vibrantes mais aussi de gros kick dans le plus pur style « dans ta gueule ». Très peu de mélodies, ou alors incomplètes, déstructurées et asservies au rythme. Rythmes parfois très bien construits, martiaux, industriels… En parfait contraste souvent avec le cynique qui s’exprime là-dessus.

Alors au final, on remarque vite quelque chose : nous avons d’un côté un rythme industriel, martial, bruyant, une partie instrumentale sans concessions et agressive, froide et inhumaine.
De l’autre, un discours cynique, violent, cruel, torturé, très humain dans son absence de structure, récité presque au fil de son invention.
Il est presque trop simple de constater l’opposition ordre/désordre…

C’est là qu’il y aurait pu avoir problème. Et c’est là qu’il y a génie. Dès la seconde écoute, il n’y a plus ni partie instrumentale, ni partie vocale. Il y a insanité et trouble. Et, surtout, folie. D’où le titre extrêmement approprié de l’album… Les interrogations et tortures vocales, la froideur ordonnée de l’industriel, tout ceci forme un tout extrêmement dérangeant MAIS homogène ! Une alchimie improbable mais réussie comme jamais.

Vraiment, je ne saurai assez conseiller cet album aux amateurs de trouble sonore, qui plus est si l’anglais n’est pas un obstacle rédhibitoire à votre compréhension.

Dès la seconde écoute, on ne sort vraiment pas indemne de cette logique descente vers la folie. Merveille lyrique au sens premier expression de sentiments, chef d’œuvre industriel.

(Pins pour Warnerve87 :D )

Note : 10/10

A écouter en priorité :
1. Necessary Evil
2. Important Stuff
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pierre-o
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MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 14 Oct 2007 - 19:47

t'aurais pas un p'tit lien Pins ?
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pierre-o
Invité



MessageSujet: Re: Critique d'album.   Dim 14 Oct 2007 - 19:54

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Les Little Rabbits (FRA) - "Dedalus" (1993)



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Parce que ça fait du bien !

On est d'accord, le nom du groupe fait (po)tâche, le genre de nom que l'on trouve après un déluge de Kronenbourg et qui fait sourire bêtement. D'accord, la pochette qui nous présente une sorte de Playmobil satanique avec des couleurs vives pourrait nous emmener vers des interprétations liées à une certaine idée de la gaudriole à la française style Marcel & son Orchestre ou Ludwig Von '88. Certes, la liste des morceaux - ou "tracklist" pour les jeunes branchés - pourrait faire pâlir d'horreur les adorateurs du Saint-Binôme "Télérama-Inrockuptibles"...

Loin de nier l'aspect ludique de la musique des Little Rabbits de cette époque (puisque plus tard ils se feront les chantres du sample, du revival 60-70's psyché et de l'easy listening branchouille) ne peut être totalement nié, les paroles anglaises de ce groupe breton (oui, ils sont nantais, et n'en déplaise aux fondamentalistes breizhiens, Nantes est la première cité bretonne) sont de petits délices de tendresse. On y retrouve cette nostalgie de l'enfance, de ces dimanches après-midi un peu gris où l'on pouvait, seul dans sa chambre, prendre ses crayons et une grande feuille blanche pour essayer d'esquisser gauchement quelques petits bouts d'histoires...

"Dedalus" sent bon les couleurs de l'enfance, de la malice, sans pour autant citer 18000 marques des années 80 comme un certain Vincent D. aux rimes qui sentent beaucoup plus le renfermé que les maisons de campagne aux fenêtres grand ouvertes. Ici la nostalgie n'est pas la litanie d'un temps perdu mais plutôt une sorte de recréation d'un temps passé, dans un processus dynamique d'optimisme "à rebours", qui au fil des morceaux, vient à retrouver un refuge frais dans notre esprit adulte. Ainsi "Oncle Charlie", qui ouvre l'album, est un hommage 2è degré à cette série que même les moins de 20 ans connaissent, je veux parler de la famille Ingalls ! On entre donc dans la magie de l'album très vite, un "dédale" de bien belles chansons aux accents folk puisque les guitares sèches ont la part très belle ici (sauf les quelques exceptions).

"Dedalus" relève plus du jeu de pistes que du labyrinthe, du cache-cache que des souvenirs enfouis, la chanson qui donne son titre à l'album d'ailleurs reflète tout à fait cet esprit vivifiant en nous sifflant un air "bon enfant" à l'aide de vraies flûtes à bec ! "Wasting time" - bien qu'abordant un sujet sérieux - qui sonne comme du Lou Reed traversé par un arc-en-ciel (!), là encore fait l'éloge du temps révolu passé en famille, de ces petits clins d'oeil rustiques fait à la simplicité, comme si l'on se regardait dans le reflet d'une vieille table en bois bien cirée.

Dans toute sa simplicité, dans ce que l'on pourrait laudativement appeler "imbécilité heureuse", résonne en sous-sol comme le bouillenement d'un humour jaune si ce ne n'est noir ; "Aunt Sally", chanté à 2 km/h par le chanteur comme un mort-vivant sorti de sieste par-dessus la saturation pataude de guitares enrhumées, fait le portrait d'un couple crasseux, délavé qui ne s'est jamais aimé, emporté par le train-train (tchou tchou) mou d'une vie qui n'a cessé de creuser les écarts... il en est de même sur "Wasting time" qui, sur l'air des lampions, nous raconte un divorce ! "Crazy notion", la chanson la plus "grave" de l'album reprend l'idée de la perte et de la solitude ("I will be my own guide" comme dernière phrase mais bon ce n'est qu'une "crazy notion" alors c'est pas grave...), la sérénité alors tant mis en avant dans mon propos ne serait être "goûtée" entièrement que s'il elle reste entrecoupée de "sursauts" lucides. "My next birthday" est aussi l'illustration de ces fêtes frustrées de nos enfances, où, se croyant aimé, on s'investit parfois un peu trop jusqu'au jour où l'on semble comprendre qu'on ne fait pas l'unanimité... aussi comme une leçon reçue le chanteur des Little Rabbits repètera-t-il à l'envi "My next birthday I will spend it alone".

En somme "Dedalus" est comme un bon sandwich, avec plein de bonnes choses dedans, des bons produits, du bon jambon, un délice pour les papilles qui s'évalue aussi au croustillant du pain qui parfois blesse un peu le palet du gourmand... cette métaphore filée gastronomique un peu facile résume le sentiment que l'on éprouve à l'écoute de "Dedalus", une douceur de vivre pimentée - très discrètement - de moments un peu aigres. "Dedalus" est un des beaux temps d'après la pluie...



Tracklist

1. Uncle Charly Part One
2. Wasting Time
3. And I Will Cry
4. So Many Friends Of Mine
5. Milton's Paradise Lost
6. My Next Birthday
7. Lament Of The Bathroom Sailor
8. Dedalus
9. Another Breakfast Out
10. Uncle Charly Part Two
11. Crazy Notion
12. Aunt Sally
13. Rosemary Queen Of Prunes
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